Tout savoir sur la spasmophilie : causes et symptômes

La spasmophilie est un syndrome fonctionnel (ensemble de signes et symptômes formant un trouble) : il se manifeste par une perturbation du fonctionnement d’un ou plusieurs organes sans atteinte. La spasmophilie est causée par l’hyperexcitabilité neuromusculaire (H.N.M.). En réponse à des stimuli (internes ou environnementaux), le système nerveux central et/ou périphérique et les muscles répondent de manière disproportionnée.

Il existe deux causes principales de maladie spasmodique, qui peuvent survenir individuellement, consécutivement ou simultanément :

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  • Les causes humorales 
  • Les causes ventilatoires

Les personnes atteintes de cette maladie se démarque par ces 4 signes :

  • Les signes physiques
  • Les signes fonctionnels
  • Les signes moteurs et musculaires
  • Les signes sensitifs

Les causes humorales de la spasmophilie 

Source image : Pixabay

Elle peut être liée à la carencede certains micronutriments dans l’organisme mais les constats sur ce syndrome permettent de dire que la carence en magnésium est en fait peu fréquente. 

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Voici les micronutriments dont les carences peuvent causer la spasmophilie :

  • Oligo-éléments : magnésium, phosphore
  • Minéraux : calcium
  • Métaux : potassium
  • Vitamines : D et B6

Il est observé que des cas de spasmes musculaires où anormalement ces micronutriments sont tous carencés, voire pas du tout. Les deux principaux agents pathogènes sont :

  • Le magnésium qui a un rôle dans la contraction musculaire, la conduction de l’influx nerveux, la réponse métabolique, etc.
  • Le calcium qui a un rôle dans la fonction cellulaire, contraction musculaire, conduction de l’influx nerveux, etc.

Le phosphore, la vitamine D et la vitamine B6 doivent également être surveillés car ils sont tous impliqués dans le métabolisme du calcium et/ou du magnésium. Ainsi, l’hypocalcémie qui est un faible taux de calcium dans le sang, n’est pas forcément due à un apport insuffisant. Une carence en vitamine D qui est due à un régime pauvre en graisses animales ou en produits laitiers ou un manque d’ensoleillement, peuvent également en être la cause.

Les causes ventilatoires de la spasmophilie

Le rythme respiratoire de la personne est rapide et superficiel. Une personne atteinte de spasmophilie peut avoir : 

  • La respiration courte
  • Le diaphragme pas tendu
  • Des bâillements fréquents en dehors du sommeil.

Elle est liée à la carence de certains micronutriments dans l’organisme En réalité, cette hyperventilation se manifeste de deux manières :

  • Due à un manque d’oxygène cellulaire provoquant l’adrénaline
  • Due à une élimination excessive du dioxyde de carbone, qui est responsable de l’alcalinisation des tissus.

Les signes de la spasmophilie

Les symptômes couramment associés à la spasmophilie sont directement liés à l’excitabilité neuromusculaire. Elle impacte : 

  • Le physique, 
  • les fonctionnements du corps, 
  • et les sensations.

Les signes physiques

  • Irritabilité : il est difficile pour le malade d’établir des relations avec ceux qui vous entourent.
  • Anxiété : Le spasmophile imagine souvent le pire, des doutes et des peurs, sans pouvoir verbaliser ses déclencheurs de peur.
  • Diminution de lalibido : frigidité chez la femme, impuissance chez l’homme, baisse de la libido.
  • Dépression : perte d’estime de soi, érosion de l’intérêt pour la vie, souffrance morale entraînant l’intérêt personnel et les problèmes personnels. Souvent, les personnes souffrant de spasmes, prisonnières ou même empêtrées dans les symptômes accompagnant la maladie, facilitent elles-mêmes leur “dépression” et le nourrissent.

Les signes fonctionnels

  • Fatigue ou faiblesse : selon le profil des spammeurs, elle peut survenir le matin et s’atténuer lorsque l’organisme est actif, ou inversement plus tard ou même le soir. Elle est souvent associée à des troubles du sommeil comme des difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, réveils matinaux.
  • Différence de poids : Perte et prise de poids sous l’effet de la boulimie peuvent survenir et même se succéder.
  • Perturbationde l’homéostasie : bouffées de chaleur ou, au contraire, frissons.
  • Troubles cardiaques et circulatoires : Tachycardie, troubles vasculaires des extrémités (engourdissement ou douleur dans les doigts).
  • Instable à lamarche : A proprement parler, il ne s’agit pas d’une sensation de vertige ou d’étourdissement, mais d’une impression d’instabilité. Le spasmophile a peur de tomber ou simplement peur que nous remarquions notre démarche instable. Ce sentiment est donc exacerbé en public.
  • Troubles visuels : difficultés d’accommodation et sensations floues passagères mais répétitives.
  • Troubles ORL : sensation « il y a une boule dans la gorge », enrouement, douleur aux sinus.
  • Tremblement des doigts : ils sont quasi permanents ou ponctués d’un déchaînement émotionnel. Ils peuvent également se situer sur les jambes en cas de commotion cérébrale.
  • Rythme respiratoire anormale : très rapide et superficiel, parfois interrompu par des bâillements.
  • Gastrointestinal : tableau dominant de colite ou de colite spastique (syndrome du côlon irritable) : douleurs abdominales brutales avec crampes sur fond de troubles du transit (constipation, diarrhée) ou alternance des deux). D’autres signes courants sont une augmentation des sécrétions, une ventilation mécanique et des flatulences.
  • Troubles gynécologiques : troubles menstruels, douleurs et démangeaisons diffuses dans le bas-ventre, complications de la grossesse.
  • Infections dermatologiques : prurit, transpiration abondante et psoriasis.

Les signes moteurs et musculaires

  • Raideur musculaire et spasticité : crampes fréquentes. La répétition de blessures musculaires légères (entorses, tendinites, etc.) est assez révélatrice en dehors d’un contexte de surmenage musculaire. A ces exacerbations s’ajoute un fond d’arthralgies ou de myalgies généralisées. Les patients ayant des spasmes ont souvent l’impression de “grincer”.
  • Les fasciculations : ce sont des contractions involontaires et anormales d’un muscle au repos évidentes, entraînant une commotion cérébrale plus ou moins étendue.
  • Contraction des yeux ou mycolonies.
  • Grincement ou serrement des dents.
  • Pollakiurie : c’est une augmentation anormale de la fréquence des mictions.
  • Éjaculation précoce

Les signes sensitifs

Les spasmophiles peuvent ressentir Les paresthésies. Il s’agit des picotements au bout des doigts et dans la bouche qui s’appelle dont les manifestations les plus fréquentes. 

Ils peuvent prendre d’autres formes : 

  • Sensation de picotement
  • Sensation d’engourdissement
  • Sensation de décharge
  • Sensation de chaleur voire de brûlure ou à l’inverse de froid.

Si vous pensez être spasmophile, consulter un médecin généraliste

Témoignage d’une personne atteinte de spasmophilie

Le message que cette patiente veut transmettre est qu’il n’y a pas de mort dans tout cela. Il faut noter que cette attaque est, pour moi, purement psychiatrique. D’autre part, la spasmophilie peut provenir, comme nous l’avons vu dans la littérature précédente, d’un déséquilibre biologique de l’organisme. Pour toutes les personnes touchées par cette maladie, il est indispensable de consulter avant d’en connaître la véritable cause. En effet, cette malade de spasmophilie a mis pas mal de temps à réaliser que c’était une cause de maladie mentale. Après avoir fait de nombreux traitements au magnésium et au calcium mais toujours pas d’amélioration. Alors elle s’est dit qu’il fallait qu’elle essaye dans le domaine de la psychologie. Beaucoup de peurs ont été surmontées et les spasmes se sont calmés.

Aujourd’hui, elle s’en est sortie et tout le monde en est capable. Elle affirme que même si votre être intérieur ressent, en crise, une impression de malheur imminent, ce n’est pas le cas. Cette mauvaise impression nous porte à croire qu’il est difficile de sortir de cet enfer, c’est le mot convoitises dont je fais usage. C’est un cercle vicieux sans fin.

  • Cette patiente exprime un point de prudence à tous ceux qui s’en moquent mais qu’on compare à des convoitises : « Ne prenez pas ce mal pour de la comédie, même si vous êtes sceptique, respectez la crise de panique et réfléchissez-y sérieusement. Sachez que nous ne dépensons pas toute notre énergie à essayer de provoquer une telle crise mais au contraire nous faisons tout pour l’éviter et ça c’est une vraie épreuve ».
  • À la fin elle s’adresse à tous les spasmophiles : « ce mal n’est pas une maladie, acceptez cet avis et vous comprendrez mieux le problème. Cherchez des témoignages, des témoignages, c’est une bonne thérapie. »

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