Reconversion professionnelle: par où commencer?

L’environnement professionnel actuel, en constante mutation, invite les actifs à la mobilité (que ce soit géographiquement ou de manière multisectorielle). L’époque où un salarié effectuait toute sa carrière dans un même métier semble définitivement révolue ! Rares sont désormais les personnes qui restent toute leur vie dans la même entreprise. On souhaite maintenant changer de métier avant ou après 40 ans, changer radicalement de filière et domaine d’activité, pour se recentrer sur ses passions, ses valeurs. Mais changer de métier demande de l’anticipation et se construit. Il est nécessaire de bien « penser » sa reconversion professionnelle, de laisser mûrir son projet.

Préalable indispensable : identifier les raisons qui conduisent à une reconversion

Elles sont si nombreuses qu’il n’est pas possible de toutes les lister : licenciement, burn-out, problème de santé, envie d’épanouissement, besoin de valeurs et de sens … Effectuer une période d’introspection peut s’avérer nécessaire. Il s’agit parfois de ne pas reproduire les mêmes erreurs. Faire un travail sur soi, définir les contours de ce que l’on souhaite met en exergue ce vers quoi on tend. A défaut, cela permet d’éluder certaines options afin de mieux assurer la transition de vie à venir.

Réaliser un bilan de compétences, une opportunité à saisir

Le bilan de compétences permet de faire le point sur sa situation professionnelle en étant accompagné et aidé par un spécialiste. Selon le contexte, ce cursus peut être pris en charge financièrement par l’employeur ou par le Pôle Emploi. Il met parfois en lumière des savoir-faire et des aptitudes que l’individu ne soupçonne pas. En lien avec les réalités du marché et les contraintes économiques, cet exercice permet d’élaborer des orientations.
Autre possibilité : se faire conseiller par un organisme de coaching. Très à la mode, l’offre en la matière ne cesse de fleurir. Comparativement, cette démarche est moins formatée et moins cadrée que la précédente. Cependant, elle demande plus de maturité, d’autonomie et de prise d’initiative.

Faut-il nécessairement programmer de suivre une formation professionnelle ?

Retourner à l’école n’est pas indispensable mais peut s’avérer incontournable selon les cas. Découvrir un métier sans apprentissage peut conduire à l’échec. Certains emplois sont accessibles uniquement en justifiant d’un diplôme. Ainsi, envisager une formation (qu’elle soit diplômante ou qualifiante) peut être gage de réussite dans sa nouvelle orientation.
Dans une volonté de privilégier la formation tout au long de la vie, l’état met en place un ensemble de dispositifs favorisant la formation continue. La formation continue s’inscrit dans une optique d’apprentissage dans son métier de prédilection mais certaines formations continues peuvent tendre vers d’autres modules et secteurs. Pour ce faire, il est ainsi possible de solliciter un Congé de Formation Professionnelle, de faire appel au plan de formation de l’entreprise, d’utiliser le Compte Personnel de Formation, d’envisager une Validation des Acquis de l’Expérience, … Toutes les options sont possibles et nous encouragent à s’enrichir personnellement et professionnellement. Certains tendent vers l’auto-entreprenariat pour s’épanouir professionnellement. Là, encore, il est important de se renseigner au préalable pour ne pas échouer et se décourager. En ce qui concerne la création d’entreprise, l’interlocuteur à privilégier est la Chambre de Commerce et de l’Industrie. Enfin, une multitude de Diplômes Universitaires existent …

Quelques idées de secteurs qui recrutent

Des opportunités de réorientation professionnelle existent dans de multiples domaines.
En informatique, de nouveaux métiers ne cessent d’apparaître au gré des innovations technologiques. Le secteur de la santé et du paramédical exprime périodiquement ses difficultés à pourvoir des postes. On trouve des formations de reconversion qui s’adaptent au rythme des personnes ayant quitté leur emploi principal et qui souhaitent changer radicalement de domaine. Il en va de même pour les formations de kinésithérapeutes ou les ophtalmologistes. Le secteur de l’enseignement est aussi à cours de professionnels. Enfin, l’artisanat est aussi un secteur qui recrute.

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